Sunday, November 20, 2005

The Average Woman (1924)

Pauline Garon est la vedette de cette comédie dramatique. Elle y incarne une flapper au coeur léger mais pur, qui adore flirter mais qui peut se sacrifier pour l'honneur de sa famille... Cette sorte de personnage était déjà un poncif en 1924.

Pauline est parfaite : elle frétille, sémille et pétille à l'écran comme un petit poisson... Sa personnalité se compose de lumière, d'argent sterling et de champagne de contrebande.

Elle accepte une bague d'un beau prétendant avec une moustache noire et des prunelles ténébreuses. Ces deux caractéristiques constituent une "alerte au méchant" dans un film muet. Il ne manque au personnage que la cape noire des méchants des vieilles séries de Pearl White.

Au grand soulagement du public de 1924, sans aucun doute, elle la glisse à son index et annonce au méchant que, tout dépendant de son comportement, la bague fera peu à peu le voyage vers l'annulaire.

Le lendemain, la flapper danse le black bottom jusqu'à la bibliothèque publique. Un jeune homme fade avec des lunettes essaie de pondre un article sur la femme moyenne. Pauline lit ses notes en catimini:

Elle ouvre souvent les serrures avec une épingle à cheveux;
Elle ajoute toujours un post-scriptum à ses lettres;
Elle a peur des souris.

Toujours prête à rire et à flirter, Pauline décide de lui jouer un tour. D'abord, elle ouvre la serrure de son journal intime avec une épingle à cheveux. Ensuite, elle ajoute un post-scriptum à une lettre déjà écrite. Enfin, elle se met à crier parce qu'elle a aperçu une souris. Le très naïf journaliste tombe dans le panneau et la prend en filature quand elle quitte la bibliothèque... Et c'est le début d'une grande histoire d'amour!

Les premières minutes sont délicieuses. Par la suite, tout se gâte quand la comédie se transforme en mélodrame à la trame déjà usée jusqu'à la corde en 1924. Je résume les rebondissements aussi peu palpitants que tirés par les cheveux : le méchant à la moustache est le propriétaire d'un speakeasy luxueux et prospère. Il tient désespérément à épouser Pauline parce qu'elle est la fille d'un juge important. Mais sa maîtresse, qui est aussi l'hôtesse du speakeasy, refuse de perdre son homme. Il y a une tentative de chantage et le méchant arrache le consentement de Pauline qui veut sauver l'honneur de la famille, mais tout finira bien avec le triomple de l'amour pur et une balle très morale, tirée par la grue abandonnée, qui débarrasse le monde de l'ordure à moustache.

La distribution comptait quelques bons acteurs: HARRISON FORD, David Powell, Burr MacIntosh et William H. Tooker.

Ford, premier de ce nom, m'a déçue. Quel jeune premier insipide et... insignifiant! Je me demande ce que nos arrières-grands-mères pouvaient bien y trouver! Un visage agréable mais fade, une absence de charisme presque totale... Il paraît qu'il servait surtout de faire-valoir aux grandes stars fémines qui insistaient pour ne pas se laisser éclipser par personne, même par celui dont elles étaient amoureuses à l'écran.

...

Je viens de lire qu'il était très populaire et possédait un vrai talent d'acteur. Quand le parlant a commencé son règne, il s'est tourné vers le théâtre. Un accident grave de voiture en 1951 l'a forcé à prendre sa retraite. Il est décédé en 1957, à l'âge de 72 ans.

Ford est le comédien préféré de Jill, la propriétaire de GOLDEN SILENTS. Elle le décrit ainsi: "A wonderful class act with his sparkling eyes and his impish smile..." Comme elle est bien plus experte sur le cinéma muet que moi, elle doit savoir de quoi elle parle.

On ne devrait jamais juger un acteur en se fondant sur un seul rôle, n'est-ce pas?

This comedy starred Pauline Garon as a typical flapper, Harrison Ford as the nerdy, meek guy she seduces, David Powell as the suave bad guy and Burr McIntosh as her father.

The first ten minutes are a joy to watch. Pauline sparkles and the script is actually very funny and quite original. Then the comedy mutates into a run-of-the-mill melodrama with Pauline being forced to marry speakeasy owner David Powell to avoid a scandal that could destroy her family's reputation. Yawn. The generic piano score, always cheerful even during the dramatic moments, certainly doesn't help...

This little programmer seems to be complete. Its overall condition is fair, with a mediocre but tolerable picture quality. But it certainly doesn't do justice to Pauline's beauty and she looks older than she was at the time.

I was disappointed by Harrison Ford. I had only heard praise about him. But I found him bland and uncharismatic in this film. Nonetheless, I'm looking forward to seeing him in another film, and playing a more interesting character hopefully.

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