Saturday, November 26, 2005

The Love of Sunya (1927)

Avec Gloria Swanson et John Boles.

Sunya affronte trois possibilités déchirantes. Doit-elle sauver son père de la ruine en épousant un riche quadragénaire? Ou alors doit-elle suivre son professeur de chant à Paris pour y devenir une grande cantatrice? Sinon, peut-elle épouser le bellâtre qu'elle aime vraiment, un jeune homme à la réussite assurée mais lointaine?

Un mystérieux vagabond au teint basané lui prête une boule de cristal pour qu'elle voit ce qu'il va lui arriver si elle choisit l'une des deux premières options. À Paris, la cantatrice devient courtisane pour payer ses dettes... et boit pour s'en consoler, ce qui détruit sa carrière. Mariée au ventripotent richard, elle pleure beaucoup et apprend qu'il l'a trompe avec une flapper (Pauline Garon) qui meurt en dansant. Divorcée et désargentée, elle erre sous la pluie et croise son véritable amour... qui l'ignore.

Bien entendu, elle choisit d'épouser John Boles et de le suivre en Amérique du Sud!

Ce film a été restauré avec soin. Dommage que l'intrigue soit si mièvre et prévisible. Avec une actrice à la présence moindre que celle de la Swanson, je me serais endormie bien avant la fin. Les comédiens chevronnés qui entourent Gloria ne sont que des taches de lumière qui s'agitent en vain... On ne voit qu'elle.

On aperçoit Pauline pendant moins d'une minute. Elle ne croise pas Gloria.

Gloria Swanson fut l'une des plus grandes stars du muet et demeure une légende aujourd'hui grâce à sa performance incandescente dans Sunset Boulevard (1950).

Labels: , ,

Monday, November 21, 2005

Quelques liens

Mon site sur Pauline Garon

Mon site sur Lowell Sherman

Mon site sur Florence LaBadie

Sunday, November 20, 2005

The Average Woman (1924)

Pauline Garon est la vedette de cette comédie dramatique. Elle y incarne une flapper au coeur léger mais pur, qui adore flirter mais qui peut se sacrifier pour l'honneur de sa famille... Cette sorte de personnage était déjà un poncif en 1924.

Pauline est parfaite : elle frétille, sémille et pétille à l'écran comme un petit poisson... Sa personnalité se compose de lumière, d'argent sterling et de champagne de contrebande.

Elle accepte une bague d'un beau prétendant avec une moustache noire et des prunelles ténébreuses. Ces deux caractéristiques constituent une "alerte au méchant" dans un film muet. Il ne manque au personnage que la cape noire des méchants des vieilles séries de Pearl White.

Au grand soulagement du public de 1924, sans aucun doute, elle la glisse à son index et annonce au méchant que, tout dépendant de son comportement, la bague fera peu à peu le voyage vers l'annulaire.

Le lendemain, la flapper danse le black bottom jusqu'à la bibliothèque publique. Un jeune homme fade avec des lunettes essaie de pondre un article sur la femme moyenne. Pauline lit ses notes en catimini:

Elle ouvre souvent les serrures avec une épingle à cheveux;
Elle ajoute toujours un post-scriptum à ses lettres;
Elle a peur des souris.

Toujours prête à rire et à flirter, Pauline décide de lui jouer un tour. D'abord, elle ouvre la serrure de son journal intime avec une épingle à cheveux. Ensuite, elle ajoute un post-scriptum à une lettre déjà écrite. Enfin, elle se met à crier parce qu'elle a aperçu une souris. Le très naïf journaliste tombe dans le panneau et la prend en filature quand elle quitte la bibliothèque... Et c'est le début d'une grande histoire d'amour!

Les premières minutes sont délicieuses. Par la suite, tout se gâte quand la comédie se transforme en mélodrame à la trame déjà usée jusqu'à la corde en 1924. Je résume les rebondissements aussi peu palpitants que tirés par les cheveux : le méchant à la moustache est le propriétaire d'un speakeasy luxueux et prospère. Il tient désespérément à épouser Pauline parce qu'elle est la fille d'un juge important. Mais sa maîtresse, qui est aussi l'hôtesse du speakeasy, refuse de perdre son homme. Il y a une tentative de chantage et le méchant arrache le consentement de Pauline qui veut sauver l'honneur de la famille, mais tout finira bien avec le triomple de l'amour pur et une balle très morale, tirée par la grue abandonnée, qui débarrasse le monde de l'ordure à moustache.

La distribution comptait quelques bons acteurs: HARRISON FORD, David Powell, Burr MacIntosh et William H. Tooker.

Ford, premier de ce nom, m'a déçue. Quel jeune premier insipide et... insignifiant! Je me demande ce que nos arrières-grands-mères pouvaient bien y trouver! Un visage agréable mais fade, une absence de charisme presque totale... Il paraît qu'il servait surtout de faire-valoir aux grandes stars fémines qui insistaient pour ne pas se laisser éclipser par personne, même par celui dont elles étaient amoureuses à l'écran.

...

Je viens de lire qu'il était très populaire et possédait un vrai talent d'acteur. Quand le parlant a commencé son règne, il s'est tourné vers le théâtre. Un accident grave de voiture en 1951 l'a forcé à prendre sa retraite. Il est décédé en 1957, à l'âge de 72 ans.

Ford est le comédien préféré de Jill, la propriétaire de GOLDEN SILENTS. Elle le décrit ainsi: "A wonderful class act with his sparkling eyes and his impish smile..." Comme elle est bien plus experte sur le cinéma muet que moi, elle doit savoir de quoi elle parle.

On ne devrait jamais juger un acteur en se fondant sur un seul rôle, n'est-ce pas?

This comedy starred Pauline Garon as a typical flapper, Harrison Ford as the nerdy, meek guy she seduces, David Powell as the suave bad guy and Burr McIntosh as her father.

The first ten minutes are a joy to watch. Pauline sparkles and the script is actually very funny and quite original. Then the comedy mutates into a run-of-the-mill melodrama with Pauline being forced to marry speakeasy owner David Powell to avoid a scandal that could destroy her family's reputation. Yawn. The generic piano score, always cheerful even during the dramatic moments, certainly doesn't help...

This little programmer seems to be complete. Its overall condition is fair, with a mediocre but tolerable picture quality. But it certainly doesn't do justice to Pauline's beauty and she looks older than she was at the time.

I was disappointed by Harrison Ford. I had only heard praise about him. But I found him bland and uncharismatic in this film. Nonetheless, I'm looking forward to seeing him in another film, and playing a more interesting character hopefully.

Labels: , ,

Saturday, November 19, 2005

The Turmoil (1924)

Une pub de la Universal.

Labels: , ,

Ladies at Ease (1927)

Un cahier de 4 pages pour persuader les gérants des cinémas de louer ce film. Ce "programmer" (film à petit budget) leur coûtait moins cher qu'un film de série A, ce qui leur permettait de baisser le prix de l'admission. On leur proposait aussi du matériel publicitaire.

Pauline Garon était encore très populaire en 1927...

Pauline et Gertrude Short sont des mannequins de lingerie féminine qui deviennent des vedettes du vaudeville malgré, ou plutôt à cause de, leur absence totale de talent. Le public, arrosé par les fausses notes du duo, s'esclaffe et applaudit avec enthousiasme.

J'ai vu Gertrude Short (1902-1968) dans What Price Hollywood? Elle y était la serveuse du Brown Derby qui laisse Constance Bennett servir un grand réalisateur (Lowell Sherman) à sa place. Elle avait un visage banal, mais mignon. Après avoir joué des petits rôles dans plusieurs films, elle devint ouvrière à la Lockheed pendant la guerre et le resta jusqu'à sa retraite.

Sa spécialité était les rôles d'opératrice de téléphone.

Labels: , , ,

Friday, November 18, 2005

Did he ever know women?


Si je me fie aux histoires peu reluisantes sur le mari qu'aurait été Lowell Sherman pour Evelyn Booth, Pauline Garon et Helene Costello, il n'a jamais rien compris aux femmes. Dans ses moments d'exaspération, il a souvent dû s'écrier: "You Never Know Women!"

Mon petit doigt me dit que Clive Brook devait jouer le rôle du prétendant sympathique et Sherman celui du salaud plein de morgue et d'élégance. "Business as usual" pour lui...

Labels: ,

College Hero (1927)


Dans cette comédie agréable, mais à la trame banale, deux meilleurs amis sont amoureux de la même jeune fille (Pauline). Celle-ci a le choix entre le poupin et sympathique Robert Agnew (sur la photo du bas) et Rex Lease, l'Adonis arrogant-mais-sensible-au-fond. Le dénouement aura lieu lors d'une partie de football...

Aussi avec Ben Turpin, le comique qui louchait.

Pauline est ravissante et adorable. Elle joue sans prétention son rôle d'ingénue et pétille à l'écran.

Rex Lease (photo du haut) a été une révélation pour moi. Un excellent acteur, et très beau. Héros de westerns de série B dans les années trente, il a ensuite continué sa carrière avec de nombreuses panouilles jusqu'en 1959. Une tragédie...

Le DVD d'Alpha Video est d'assez bonne qualité si on le compare à ceux de Becky Sharp et By Appointment Only. L'image est claire mais sans nuances, le son potable... Je parie que c'est un enregistrement télé qu'on a transféré sur DVD!

With Robert Agnew, Pauline Garon, Rex Lease and Ben Turpin.

This Columbia programmer about two college students who are best friends and love the same girl was pleasant to watch. The plot was very predictable but the movie had some cute moments. The performances were good. I was impressed by Rex Lease as the arrogant Adonis who is humbled by his unrequited passion and learns the true meaning of friendship.

The movie was in good condition, and complete I would say. The image quality was fair.

Labels: , , , ,

Saturday, November 12, 2005

Rose of the World (1925)


Avec Helen Dunbar et Allan Forrest Posted by Picasa

Pauline jouait le rôle de la rivale de Patsy Ruth Miller.

Un jeune homme riche, amoureux d'une jeune fille pauvre, est contraint par sa famille à épouser une demoiselle de son rang (Pauline), snob et très superficielle. Elle meurt en couches, ce qui permet aux amoureux de se marier ensemble.

Ce mélodrame mièvre, à la trame banale, ne fut pas très apprécié par les critiques. Il connut néanmoins un grand succès public.

Labels: , ,

Le club des jeunes premières


Pauline et des amies actrices, 1924 Posted by Picasa

L'actrice Pauline Curley, actrice de Westerns de série B, eut l'idée de fonder un club social pour "leading ladies" en 1924.

Sur la photo, on voit Marion Aye, la première épouse de Ross Forrester qui devait devenir le dernier mari de Pauline Garon...

Déçue par sa carrière, dépressive depuis des années et indigente, Marion Aye se donna la mort en 1951 avec de la mort-aux-rats. Son agonie atroce dura dix jours.

La plus grande vedette sur la photo fut Marion Nixon, suivie par Mary Philbin et Priscilla Bonner. Duane Thompson, Dorothy Devore et Virginia Brown Faire eurent des carrières respectables.

La plupart de ces actrices prirent leur retraite à l'avènement du parlant.

Marjorie Bonner, soeur de Priscilla, ne tourna que dans peu de films. Elle devait épouser le romancier alcoolique Malcolm Lowry en 1940 et inspirer un personnage de l'un de ses livres, Under de Volcano.

Labels: , ,

By Appointment Only (1933)


Pauline en commère de la haute société Posted by Picasa

Ce film de série B, produit par la petite compagnie Mascot, mettait en vedette Lew Cody (né Louis Côté en Nouvelle-Angleterre), Aileen Pringle et Sally O'Neil. Disponible sur DVD, mais la qualité de l'image est médiocre et neuf minutes manquent à l'appel. Une partie de la seule scène de Pauline a été tronquée et on la voit pendant moins d'une minute. Elle parle anglais avec l'accent pointu et affecté de plusieurs vedettes de Hollywood dans les années trente. Sa voix est agréable, mais son jeu sans subtilité.

En 1933, Pauline avait encore assez de prestige pour qu'une image d'elle, avec son nom en grosses lettres, apparaisse dans le générique d'ouverture.

Pauline raconte une vérité déplaisante sur le personnage de Sally O'Neil à Lew Cody. Veut-elle faire du chantage ou est-elle une amie de la riche et snob fiancée de Cody? Nous ne le saurons jamais...

Labels: , , , ,

Becky Sharp (1935)


Une sémillante midinette Posted by Picasa

Ce film, le premier à être tourné entièrement en Technicolor, est une production ambitieuse de la Warner Brothers. Une libre adaptation de Vanity Fair de Thackeray qui se concentre sur le personnage de Becky Sharp, une arriviste forcenée et sans scrupules.

Le réalisateur original, Lowell Sherman (l'ex de Pauline Garon), mourut au cours du tournage. Il fut remplacé par Rouben Mamoulian qui recommença le tournage à zéro.

Pauline parle français avec un accent qui lui aurait permis de faire carrière à Paris avec un peu plus de chance. On la voit pendant une demi-minute. Employée d'une maison de couture, elle livre un grand voile somptueux à Becky et refuse de lui faire crédit. Heureusement, un admirateur en visite paie la facture avec empressement...

Le film lui-même est excellent. Les acteurs chevronnés comme Miriam Hopkins, Billie Burke et Cedric Hardwicke se délectent de leurs répliques drôles ou mordantes et s'en pourlèchent presque les babines. Du cabotinage de haut vol. Les costumes sont magnifiques et le scénario délicieusement amoral. Jusqu'à la fin bien morale, "code de censure" oblige, ce qui donne un arrière-goût de guimauve à ce plat très épicé.

Le DVD, vendu par Alpha Video qui se spécialise dans les films tombés dans le domaine public, est de piètre qualité, avec une image infecte, floue et aux couleurs presque glauques. Mais ce classique vient d'être restauré et un DVD de meilleure qualité devrait être bientôt disponible.

Labels: , ,


Pauline avec Nigel Bruce Posted by Picasa

How Green Was My Valley (1941)


Pauline en commère est rendue bouche bée par un scandale Posted by Picasa

Ce film de John Ford remporta l'Oscar du meilleur film en 1942. Cette histoire d'une famille de mineurs gallois, vue à travers le regard d'un enfant (Roddy McDowall), est très touchante malgré un début plutôt mièvre et la photographie à elle seule constitue une véritable oeuvre d'art.

Pauline ne prononce qu'un seul mot dans ce film, divorce, et son visage est loin de la caméra. Parmi les autres mégères qui écoutent les cancans avec autant de gourmandise qu'elles mangent les petits gâteaux, on trouve Mae Marsh et Minta Durfee, deux vedettes du muet. Leurs noms étaient absents du générique.

Labels: ,


Il y avait un article sur Pauline dans ce magazine Posted by Picasa

Labels: ,